Editions Saint-Simon







Nouveauté

Catalogue

Index des auteurs

Revue de presse

Nous contacter


Livre

Eloge de l'Optimisme
Eloge de l'Optimisme
Quand les enthousiastes font bouger le monde

Philippe Gabilliet



Préface :


Il y a quelques années, les problèmes que me soumettaient les clients de mon cabinet d’avocat m’intéressaient de moins en moins. L’intuition me vint alors que si je n’étais plus dans l’enthousiasme, c’était le signe que je devais changer quelque chose à ma vie.

Ce mot « enthousiasme » est une merveille. Il vient du grec ancien et signifie littéralement « dans le souffle de Dieu » ou, si l’on préfère une image moins patriarcale, « dans le souffle de l’énergie créatrice ».

Je fis donc part à mes collaborateurs de ma décision de prendre le large et leur laissai mon cabinet.

Un jour de juillet 2005, alors que nous étions en vacances en Toscane et qu’il pleuvait, je lançai l’idée d’un parapluie qui porterait l’inscription : « C’est un beau jour de pluie. » Ma fille me rétorqua que les idées ne servent à rien si elles ne sont pas réalisées. Piqué au vif, je fis, dès notre retour de vacances, imprimer une centaine de parapluies.

À l’occasion d’un dîner à Utrecht, je racontai cette histoire de parapluies à un Irlandais qui s’exclama « That’s fantastic, we need positive ideas ! » et le lendemain, je me mis à la rédaction des statuts de la Ligue des optimistes du Royaume de Belgique.

Son succès, tant dans mon pays que dans d’autres, fut tel, à mon grand étonnement, qu’en 2008 je fus amené à constituer l’association internationale Optimistes sans frontières.

Cette association donna naissance à des branches aux Pays-Bas, en Allemagne, au Bénin et maintenant en France. Des initiatives sont en cours dans de nombreux autres pays.

Tous les membres des associations d’optimistes qui oeuvrent sous l’égide de l’association internationale Optimistes sans frontières sont les citoyens d’un État métaphorique que nous nous avons appelé Optimistan, un état de conscience qui répond à l’idée de Pierre Teilhard de Chardin selon laquelle il conviendra d’élever l’état de conscience du monde à mesure que celui-ci se complexifiera.

J’ai connu le professeur Philippe Gabilliet par sa vidéoconférence sur la chance. Cette leçon et toutes celles qu’il a données devraient être vues par tous les enfants de la planète, ainsi que par leurs parents.

Cet Éloge de l’optimisme constitue une contribution majeure à la connaissance et à la compréhension de ce grand atout de l’esprit, du coeur et de l’âme dont nous aurons tous le plus grand besoin pour traverser dans la confiance et la joie les grandes turbulences et les grands chambardements qui nous attendent.

Peut-être conviendra-t-il d’être, de rester ou de devenir optimiste non seulement en dépit de la crise, mais aussi en raison de celle-ci.

En effet, si le monde entier se mettait à consommer comme nous consommons en Occident, la vie sur terre ne serait tout simplement plus possible.

Cette crise était donc aussi urgente qu’indispensable. À mon sens, ce que nous vivons est bien plus qu’une crise. Il s’agit d’une vraie révolution qui sonnera, je l’espère, le glas d’une société de surproduction et de surconsommation de biens à faible bonheur ajouté.

Nous allons devoir apprendre à trouver plus de joie dans les liens que dans les biens.

Le travail impressionnant que Philippe Gabilliet a réalisé dans cet ouvrage me renvoie aux paroles de Paul Martens. Les optimistes, suggérait-il, ont ce point commun d’être des êtres solaires. Ils régénèrent leur vie avant de modifier leur action, changent leurs habitudes de pensée avant de modifier leur manière d’être et nous offrent par l’exemple de leur joie et l’enthousiasme de leurs discours, la preuve qu’il est possible de nous « désencoder » du pessimisme, du scepticisme ou du cynisme.

Au fond, l’Éloge de l’optimisme nous aide à renouer avec l’Antiquité, quand le savoir n’était pas dissocié de la sagesse, quand les philosophes formaient des vertueux plutôt que des virtuoses cherchant à nous procurer un « équipement de l’âme » qui nous aiderait à mourir et, avant cela, à vivre.

Luc Simonet - Président d'Optimistes sans frontières
Royaume de Belgique





détail en savoir +